(Consulter le site officiel de l’affaire Kieffer dont des informations utiles ont alimente ce texte : www.guyandrekieffer.org)
L’Alliance Nouvelle Vision (ANV), après voir étudié sérieusement tous les contours de ce crime abominable contre un journaliste indépendant qui révulse la conscience humaine, a décidé, au nom des grands principes démocratiques universels, de la bonne gouvernance, de la défense des droits humains et du vrai patriotisme ivoirien (il ne s’agit pas ici du « patriotisme » galvaude et alimentaire de la bande criminelle de Gbagbo), au nom de la défense des valeurs de transparence, d’équité et des lois de la République qui lui sont chers, d’agir activement a la manifestation de la vérité, a la punition la plus sévère possible des responsables de ce crime odieux qui sont loges au plus haut sommet même de l’Etat. L’ANV va désormais s’intéresser de très près a l’ assassinat de Guy-Andre Kieffer, journaliste d’investigation dont les enquêtes sur les malversations du régime de Laurent Gbagbo dans la filière café cacao ont pousse ce régime corrompu a organiser, en violation totale de toutes les lois de la République et de notre Constitution, le rapt de ce journaliste d’investigation le 16 avril 2004, a le détenir d’abord a la Présidence ivoirienne pendant plusieurs jours - selon diverses sources recoupées et informations jamais contestées par la Présidence elle-même - pour ensuite l’exécuter froidement.
Cette détention illégale de Kieffer a la Présidence, établie par une multitude de sources et incontestée par le clan Gbagbo, peu avant l’exécution de ce journaliste que Laurent Gbagbo connaissait personnellement très bien - il ne pouvait donc être détenu pendant des jours et nuits a la Présidence sans que Gbagbo maître des lieux ne le sache - est la preuve absolue qu’il s’agit d’un crime d’Etat qui implique les sommets de la Présidence. Aucun Ivoirien ne peut accepter que la Présidence du pays deviennent un lieu du crime contre des adversaires politiques ou des journalistes gênants. Nous sommes tous en danger car n’importe quel citoyen ivoirien ou opposant a Gbagbo peut être séquestré à la Présidence puis exécuté comme Kieffer.
Absolument rien ne justifiait et ne justifiera jamais un tel assassinat odieux orchestre depuis la Présidence ivoirienne contre un être humain. Ce crime prouve amplement a quel point la vie humaine, qu’il s’agisse de celle des Ivoiriens ou des étrangers, de celle de Blancs ou de Noirs ou de Jaunes, de celle de Robert Guei ou de Kieffer ou d’autres, ne veut absolument plus rien dire pour le clan Gbagbo agrippe au pouvoir et englue dans cet enrichissement personnel que dénonçait le journaliste assassine. L’ANV fera des cas du Président Robert Guei, tue atrocement avec 19 membres de sa famille (y compris des enfants) et de Guy-Andre Kieffer une priorité absolue dans sa lutte contre l’impunité et se réjouit que la justice française soit déjà active et si déterminée depuis 2004 dans le dossier Kieffer.
L’ANV refuse que la Présidence qui symbolise l’Etat de Cote d’Ivoire soit devenue le lieu ou on interroge, torture et d’où on conçoit et organise des assassinats d’étrangers, citoyens et d’opposants ivoiriens. L’enjeu politique est clair : tous les Ivoiriens (la très grande majorité) qui refusent ces pratiques criminelles d’un autre age doivent se mobiliser contre Laurent Gbagbo ; tous ceux qui sont insensibles a cette criminalisation de l’Etat, a l’assassinat des innocents Kieffer et Robert Guei et qui veulent mettre en danger l’avenir du pays, de leurs parents et enfants peuvent continuer a être sensibles aux mensonges de Laurent Gbagbo et ils le payeront très cher de leur vie (comme Kieffer et Guei) le jour ou les criminels de Laurent Gbagbo frapperont a leur porte. Qui les défendra ce jour-la s’ils ne se mobilisent pas aujourd’hui ?
L’ANV exigera une enquête sur tous ces actes illégaux répétés organisés a la Présidence et qui sont inacceptables dans tout Etat qui se destine a la démocratie. Tous ces actes qui soulignent la criminalisation de la Présidence Gbagbo et sa barbarie déshonorent gravement notre pays la Cote d’Ivoire. Il faut y mettre un terme le plus vite possible car il n’y aura pas de paix sans justice.
LA PROCEDURE JUDICIAIRE FRANCAISE CONTRE LA PRESIDENCE IVOIRIENNE DOIT ETRE SOUTENUE EN TANT QU’OPPORTUNITE POUR LES IVOIRIENS DE METTRE FIN A LA CRIMINALISATION DE LA PRESIDENCE DE LAURENT GBAGBO QUI BLOQUE ILLEGALEMENT LA JUSTICE IVOIRIENNE ET LA DEMOCRATIE
Des aujourd’hui, les Ivoiriens doivent stratégiquement soutenir le dossier judiciaire relatif a Kieffer contre la Présidence de Gbagbo car il constitue pour nous Ivoirien en quête de justice une opportunité magnifique pour poser le problème global de l’impunité et de la criminalisation politique de Laurent Gbagbo et Soro Guillaume qui ont endeuille la Cote d’Ivoire pour assouvir leur soif de pouvoir et leur goût du lucre en paupérisant le pays. Surtout que Laurent Gbagbo est pris À la gorge dans le dossier judiciaire Kieffer et n’a plus aucune marge de manœuvre pour établir son innocence vu les éléments accablants. Et ni la justice française ni le gouvernement français ne reculeront face a ce crime odieux qui implique la Présidence de Gbagbo qui a pris l’habitude de manipuler grossièrement la justice ivoirienne au point qu’elle manque aujourd’hui totalement de crédibilité et d’ indépendance.
Ce dossier Kieffer n’est pas seulement un dossier français contrairement a ce qu’on pourrait croire : c’est aussi un dossier qui nous aide a moderniser notre Etat. La procédure judiciaire française nous permettra d’avancer plus globalement dans la lutte contre les crimes de Gbagbo et Soro contre nos compatriotes dont le tort est de penser différemment. Gbagbo peut bloquer la justice ivoirienne et il le fait systématiquement, mais il ne peut pas bloquer la justice française qui a largement montre son indépendance puisqu’elle poursuit aujourd’hui l’ancien Président « françafricain » Jacques Chirac et l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin. L’indépendance, la transparence et le courage de la justice françaises face a Chirac ou Gbagbo, deux personnages douteux : la est notre chance a saisir dans la lutte contre l’impunité et la criminalisation de notre Présidence et de notre Etat.
L’ANV qui est un parti politique ivoirien responsable utilisera donc tous les moyens politiques, tous ses réseaux politiques et diplomatiques, tous ses moyens de communications pour rendre davantage visible ce crime d’Etat contre Kieffer dans l’opinion ivoirienne et en faire une priorité nationale. L’ANV qui dénonce depuis des années l’ impunité en Cote d’Ivoire utilisera toutes les tribunes et spécialement pendant la campagne présidentielle pour mettre en avant le cas de l’assassinat de Kieffer par le régime Gbagbo et bien d’autres cas d’Ivoiriens froidement liquides par le même régime, par ses escadrons de la mort et par ceux du sinistre soi-disant Premier ministre Guillaume Soro qui figure déjà, aux cotes de Mme Simone Gbagbo, sur une liste confidentielle de l’ONU destinée a la Cour pénale internationale. L’ANV utilisera également son site Internet et d’autres supports pour sensibiliser la communauté nationale et internationale sur l’assassinat du journaliste Kieffer (et celui de Robert Guei) et exiger la justice et un procès le plus vite possible.
POURQUOI L’ANV SOUTIENT LA CAUSE JUSTE DE LA FAMILLE KIEFFER : LE JOURNALISTE KIEFFER ETAIT UN VRAI AMI DE LA COTE D’IVOIRE QUI SE BATTAIT POUR LES PAYSANS IVOIRIENS ET CONTRE LA CORRUPTION DU REGIME GBAGBO
On ne peut être attache a la démocratie et se mettre du cote du bourreau Gbagbo contre la victime Kieffer : cela va a l’encontre de toutes les valeurs humanistes, religieuses, universalistes connues. On ne peut aimer la Cote d’ Ivoire, on ne peut être un authentique patriote et soutenir le camp brutal de Gbagbo, des pilleurs de nos paysans contre celui de Kieffer, qui les dénonçait au nom de l’équité. Gbagbo prétend être un « patriote » mais cela est totalement faux : on ne peut être patriote, piller les ressources publique et tuer impunément ses compatriotes a ce point dans son propre pays - qu’on appauvrit et rabaisse - au mépris de toutes les lois et en bloquant perpétuellement l’appareil judiciaire pour protéger son clan criminel.
L’ANV appelle le peuple ivoirien a soutenir le bon combat pour la justice et la transparence dans ce crime commis contre Kieffer parce que Kieffer combattait pour la Cote d’Ivoire, pour la transparence dans la gestion des fonds de la filière café cacao et pour que ceux-ci profitent réellement aux paysans, aux producteurs et au peuple de Cote d’Ivoire et non exclusivement a une camarilla prédatrice de politicards qui gravitent autour de Laurent Gbagbo. Pendant que Gbagbo et sa clique pillaient la filière café cacao (ce qui est désormais de notoriété publique) au détriment du peuple ivoirien en le trompant avec une propagande soi-disant « anti-coloniale » et « patriotique » pour masquer leur pillage, Kieffer menait le bon combat de la justice et de la vérité : celui de mettre les ressources de la filière au service des paysans ivoiriens et du pays et non entre les mains voleuses d’une petite clique de dirigeants sans foi ni loi que le sort du pays n’intéresse guère.
L’histoire donne raison a Kieffer puisque ces derniers jours en Cote d’Ivoire, les producteurs de la filière café cacao dénoncent les détournements massifs dans la filière et réclament des comptes a leurs gestionnaires. Tandis que les bailleurs de fonds internationaux condamnent les crimes économiques du régime Gbagbo dans cette filière et rejoignent donc les conclusions de Kieffer. L’ANV soutient totalement le combat des producteurs ivoiriens et les appellent a lutter sans répit pour leurs droits tout en ayant une pensée agissante pour Kieffer qui menait le même combat qu’eux.
Kieffer était plus patriote que Gbagbo, ou plus exactement il appartenait a la patrie universelle de la justice, de l’ équité, de la compassion et de la solidarité a l’égard des plus faibles, refusant de soutenir le camp des bourreaux contre les plus fragiles. Et pourtant, il aurait suffi que Kieffer acceptât de fermer les yeux sur les détournements massifs opérés par le régime de Gbagbo, qu’il acceptât de faire l’apologie de Gbagbo comme les Guy Laberti et consorts pour qu’il s’enrichisse a son tour avec eux et qu’il soit toujours en vie. Kieffer était idéaliste et n’avait pas compris que Gbagbo avait oublie son idéalisme des années ou il était « l’opposant historique » : Kieffer en est mort.
Face aux éventuels des supporteurs de Gbagbo qui refuseraient de soutenir le combat pour Kieffer au motif qu’il est « Français », qu’il est associe a l’Etat « néocolonial français », l’ANV veut leur expliquer qu’elle soutient la procédure judiciaire contre Gbagbo parce que Kieffer était un véritable et authentique ami de la Cote d’Ivoire et qu’ il n’avait rien a voir avec la Françafrique et ce néocolonialisme français abject incarne par les Jacques Chirac et que l’ANV a toujours dénonce fermement. D’ailleurs, Jacques Chirac, l’un des papes de la Françafrique, était totalement indifférent au sort de Kieffer car Kieffer et lui ne faisaient pas partie du même monde cynique des Françafricains. Kieffer était contre la Françafrique et certaines hypothèses ont même affirme que Kieffer a pu être victime aussi des réseaux françafricains, de réseaux ivoiro-français.
Nul n’est donc surpris de voir un Guy Laberti, membre de la Françafrique de gauche comme Gbagbo, ancien Responsable Afrique du Parti socialiste français, se mettre a défendre le couple Gbagbo aveuglement (Gbagbo est de la même Françafrique de gauche que son copain Guy Laberti) plutôt que de se mettre du cote de son compatriote français Kieffer sauvagement assassine après avoir été détenu à la présidence ivoirienne. Les Ivoiriens qui n’aiment pas la Françafrique – et ils ont raison - ne peuvent adopter les mêmes positions que le Françafricain Guy LabertiT contre Kieffer qui était un authentique idéaliste. Tout ce que nous avons a faire en tant qu’être humain est de défendre la vérité, la transparence, l’équité et la justice.
Kieffer était Franco-canadien, Français certes mais il n’avait rien a voir avec ces élites françaises, sans foi ni loi de la Françafrique, a l’image de Guy Labertit qui dans un récent débat télévisé sur France24 s’est transforme en avocat ridicule et peu convaincant du couple Gbagbo en dénonçant une conspiration, une machination de la presse contre le couple Gbagbo et préférant malhonnêtement ignorer le fait essentiel, non démenti du reste par lui, que Kieffer a bel et bien été détenu a la Présidence de Gbagbo juste avant son assassinat. Kieffer ne faisait pas partie de la Françafrique et il la combattait aussi. En effet, il travaillait pour le journal La Lettre du Continent de Antoine Glaser , cet excellent et intègre journaliste qui a écrit avec Steven Smith précisément les livres les plus dénonciateurs de la Françafrique, des réseaux maffieux entre élites africaines et françaises qui ont détruit notre continent, appauvri nos peuples en enrichissant une pègre franco-africaine bien incarnée par le couple socialiste Guy Laberti-Laurent Gbagbo.
L’ANV a toujours dénonce radicalement le néocolonialisme francais incarne par Gbagbo et ses amis du Parti socialiste français, notamment Guy Labertit : on ne peut pas prétendre être un militant de la lutte anti-coloniale et s’associer au Parti Socialiste français ou maintenir des contrats économiques acquis de façon « françafricaine » comme le fait Gbagbo depuis qu’il est Président quand on sait que les socialiste français, la gauche et la droite en France ont depuis toujours soutenu la colonisation et le néocolonialisme français car pour eux la grandeur de la France passe par l’influence dans les colonies et les post-colonies. Laurent Gbagbo est un opportuniste qui utilise le thème de la « lutte anti-coloniale » ou du « patriotisme » sans conviction pour tromper l’opinion, manipuler et mobiliser certains de ses supporteurs « Jeunes Patriotes » et surtout cacher derrière cette propagande mensongère son pillage des ressources du pays, pillage que Kieffer dénonçait et c’est uniquement pour cela qu’il a été tue.
Kieffer était un démocrate et a ce titre il a soutenu la lutte de Gbagbo - qu’il a rencontre avec son épouse Osange dans les années 80 en France - pour la démocratie et le multipartisme. Kieffer n’était pas Ivoirien mais il était un homme de justice, il était scandalise par les détournements massifs opérés dans le cacao par le régime de Gbagbo et luttait pour que les paysans ivoiriens puissent profiter de façon équitable et transparente du fruit de leur labeur. Kieffer exigeait la bonne gouvernance, la transparence dans la gestion des fonds du cacao afin qu’ils profitent au pays tout entier et non a la petite maffia dirigée par Gbagbo. Il en est mort. Toutes les conclusions de ses enquêtes ont été confirmées par les bailleurs de fonds internationaux qui ont dénonce des pillages énormes dans la filière café cacao. Kieffer n’était ni un raciste blanc, ni un néocolonialiste, ni un douteux affairiste, ni un corrompu venu faire des profits en Cote d’Ivoire comme les Françafricains : c’était un Juste, un Idéaliste, un journaliste professionnel et rigoureux qui aimait la Cote d’Ivoire, qui avait pris le parti des intérêts supérieurs de la Cote d’Ivoire, des paysans, des producteurs et militait pour la bonne gouvernance. Kieffer vibrait pour les mêmes valeurs qui nous font vibrer, qui font vibrer les démocrates ivoiriens. L’ANV lui en rend hommage ici respectueusement parce qu’il était foncièrement des nôtres et parce que nous appartenions a la même patrie : celle de la justice, de la liberté, de la solidarité au profit des plus faibles.
L’INNOCENCE DE LAURENT GBAGBO NE PEUT PLUS ETRE UNE OPTION APRES LA DETENTION DE SON « AMI » KIEFFER A LA PRESIDENCE MEME ET SON EXECUTION PAR DES PROCHES DE SON CLAN
L’ANV attachée aux principes démocratiques est naturellement attachée au principe de la présomption d’ innocence. Au stade actuel de l’avancée de la procédure judiciaire dans laquelle plusieurs personnes ont déjà été incarcérées a un moment ou un autre et face a tous les éléments accablants contre la présidence de Laurent Gbagbo qui freine la procédure judiciaire, la présomption d’innocence n’est plus de mise. L’examen du dossier montre que l’innocence de Gbagbo n’est en effet plus une option dans ce crime d’Etat. A moins qu’il ne puisse donner la preuve de celle-ci face aux éléments accablants qui s’abattent sur lui et son plus proche entourage. Et la seule façon d’établir cette innocence, c’est de laisser libre cours a la justice, chose a laquelle Gbagbo se refuse totalement jusqu'à présent et pour cause. Seul l’aboutissement des enquêtes et un procès transparent permettront de laver l’honneur de Gbagbo s’il est vraiment innocent. Pour l’heure, Gbagbo refuse toute la collaboration avec la justice comme si laver son honneur et démontrer son innocence face à de graves accusations constamment répercutées par la presse française et ivoirienne constituaient le cadet de ses soucis. Il trouve plus d’intérêt a bloquer une justice qui se rapproche de lui plutôt que de la laisser agir. Cette attitude paradoxale et irresponsable de Laurent Gbagbo confirme qu’il est bel et bien impliqué jusqu’au cou dans cette sale affaire, qu’il est complice ou auteur dans ce crime d’Etat.
Les seules questions pertinentes qui se posent désormais sont celles-ci : Laurent Gbagbo est-il auteur ou complice de ce crime organisé au cœur même des locaux de la Présidence ? Vu qu’a la Présidence c’est Laurent Gbagbo qui règne en maître absolu, ne serait-ce pas lui faire injure de ne lui reconnaître que la qualité subalterne de simple second couteau, de simple « complice » dans ce crime d’Etat qui implique son entourage le plus proche au-dessus duquel il est puisqu’il est le détenteur exclusif du pouvoir suprême, politique et militaire, et qu’il est le responsable, le chef de son entourage civil et militaire incriminé qui ne répond que de lui ? Peut-on penser raisonnablement que l’entourage de Gbagbo ait pu détenir Kieffer, journaliste franco-canadien, a la Présidence pendant « deux jours et deux nuits » - avant de le « mitrailler » selon un membre du commando ayant enlevé Kieffer - sans que le Chef des lieux n’en soit informe surtout que Kieffer était arrive en Cote d’Ivoire deux ans plus tôt à la demande expresse de Laurent Gbagbo et que Kieffer et Gbagbo se connaissaient personnellement, étaient même « amis » selon le président ivoirien ? N’est-ce pas précisément en raison de cette qualité de la victime que son cas a été traite au plus haut niveau de la Présidence et non d’un simple service de police ivoirien surtout que ce cas pouvait déboucher sur une crise diplomatique avec les deux pays d’origine de la victime (France et Canada)? N’est-ce pas en raison de cette qualité spéciale que tout a été fait pour bloquer la justice, pour cacher le crime et que le corps est porte « disparu » depuis des années même si la justice ivoirienne a parle d’ « assassinat » ?
On imagine mal l’entourage de Sarkozy ou Georges Bush capturer un journaliste étranger, de surcroît bien connu du Président lui-même, considère par le Président comme son « ami », le détenir plusieurs jours a la Présidence puis l’exécuter a l’insu du Président lui-même. Et comme ceux qui travaillent autour du Président Laurent Gbagbo sont des gens intelligents et éduqués, on ne peut croire qu’ils aient pu assumer un risque si gros sans la couverture personnelle de Laurent Gbagbo lui-même. Là est l’intérêt de la procédure judiciaire française que Laurent Gbagbo bloque depuis 2004 et qui doit établir la responsabilité des uns et des autres dans le clan Gbagbo. Et si Laurent Gbagbo était innocent, pourquoi bloque-t-il avec tant d’opiniâtreté l’enquête malgré tout le bruit médiatique et les demandes de la famille de Kieffer qu’il a rencontrée et a laquelle il avait pourtant promis la pleine coopération sans jamais -comme d’habitude chez ce roublard et « boulanger » qui roule tout le monde dans la farine - respecter sa propre parole? Pourquoi n’a-t-il jamais demande une enquête sur son entourage ni révoqué un seul membre de son entourage en guise de sanction ?
Bien au contraire, face a l’assaut des juges et aux pressions médiatiques, tout le monde fait bloc et front dans l’ entourage de Gbagbo pour se soustraire a la justice, ce qui est un aveu de culpabilité. La meilleure façon de se blanchir pour le clan Gbagbo serait pourtant de laisser la justice suivre son cours en toute transparence et d’ affronter au cours d’un procès la famille Kieffer, les témoins, acteurs et les juges français qui incriminent « la Présidence » et « son plus proche entourage », c’est-à-dire en fait Gbagbo lui-même. Tout incrimine Gbagbo : il lui revient de donner désormais la preuve de son innocence. Le régime de Gbagbo ne peut plus s’abriter derrière le fait que le corps de Kieffer n’a pas été retrouve pour prétendre qu’il n’y a pas eu crime surtout que la justice ivoirienne a bien inculpe Michel Legré et l’a incarcéré pour « assassinat ». Selon donc la justice ivoirienne, Kieffer a été assassine même si le corps n’a jamais été retrouvé !!! Un aveu de taille.
LE LIEN DIRECT KIEFFER ET GBAGBO : « KIEFFER ETAIT MON AMI » ET MOBILE DE L’ASSASSINAT DE « L’ AMI » TROP CURIEUX
Au stade actuel de l’évolution du dossier, au vu des déclarations de la famille Kieffer, de leurs avocats, au vu de tous les témoignages d’acteurs impliques dans le commando ayant enlevé Kieffer et des investigations de la presse, il ne fait absolument plus aucun doute que toutes les pistes se dirigent directement vers la Présidence de Laurent Gbagbo. Il ne fait absolument aucun doute que Laurent Gbagbo connaissait très bien Guy-Andre Kieffer depuis longtemps puisque c’est lui qui l’avait invite a venir en Cote d’Ivoire en 2002 pour participer à l’audit sur le cacao, qu’il le considérait même comme son « ami ». Kieffer comptait donc naïvement sur la protection de son « ami » Gbagbo mais il a fait l’erreur de découvrir que la Présidence Gbagbo était impliquée totalement dans les malversations dans la filière cacao. L’amitié de Gbagbo ne pouvait résister a ce crime de lèse-majesté. Kieffer en est mort. La présidence criminelle de Gbagbo avait un mobile pour l’éliminer.
Bien des années auparavant, Kieffer et sa merveilleuse et courageuse épouse Osange Kieffer avaient côtoyé Laurent Gbagbo en compagnie du journaliste ivoirien Bernard Doza lors de son exil en France dans le cadre de la dénonciation du régime ivoirien. Sur le site officiel de l’affaire Kieffer, on peut lire en effet : « En mai 2004, recevant Osange et Bernard Kieffer en audience a la présidence, le président Gbagbo leur a assure, la main sur le cœur, que « Guy-Andre Kieffer est mon ami. Il est vivant et nous allons tout faire pour le retrouver ». Plus récemment (mars 2006), il a prétendu avoir croise Kieffer deux fois dans sa vie et le connaître a peine… Son attitude, dans cette affaire, conduit pour le moins a douter de sa bonne volonté »
Kieffer n’était donc pas inconnu de Laurent Gbagbo qu’il tutoyait et c’est sans doute la raison pour laquelle après son enlèvement, il a été conduit non pas dans les services officiels de sécurité qui n’auraient probablement rien eu à lui reprocher, mais directement à la Présidence sans doute pour recevoir l’autorisation des maîtres des lieux pour l’interroger, le torturer et ensuite l’exécuter et faire disparaître son corps. Car dans cette Cote d’Ivoire où Gbagbo fait la pluie et le beau temps, aucun commando de militaires ou de miliciens ne s’aviserait à liquider un « ami » où une « connaissance » du Président ivoirien lui-même, de surcroît journaliste étranger, sans que celui-ci n’ en soit avisé ou qu’il n’en ait donné explicitement le feu vert ou l’ordre aboutissant à l’assassinat. C’est la raison pour laquelle Kieffer a bel et bien été détenu à la Présidence avant son exécution, comme un acteur du commando l’a confirme ainsi que bien d’autres sources très crédibles. Comme l’a explique récemment dans un débat sur France24 l’avocate ivoirienne de la famille, Maître Hounkpatin : « Toutes les pistes mènent à la Présidence, y compris l’enquête de la police ivoirienne elle-même » qui ne peut être suspectée d’hostilité à Laurent Gbagbo à qui elle obéit au doigt et a l’œil.
Il est clair que « l’amitié » que Gbagbo avait pour Kieffer ne l’a pas empêché d’être tue par son régime parce qu’il avait découvert tout ce que Gbagbo voulait cacher, a savoir que son régime était une machine a piller les Ivoiriens et que ce régime n’avait en réalité rien de « patriotique » comme le prétendait la propagande officielle. Des lors, Kieffer ne pouvait plus compter sur la protection de son « ami » Gbagbo car il avait touche au cœur des activités illégales de cette maffia prête a tout pour se maintenir au pouvoir, y compris l’assassinat. Kieffer savait qu’il était désormais sur la liste des escadrons de la mort mais il n’a pas eu assez de temps pour se replier au Ghana comme il l’envisageait. Ceux qui connaissent très bien Gbagbo le savent et le disent : Gbagbo est obnubile par le pouvoir et le pouvoir est plus important pour lui que le pays ou que la vie humaine. Gbagbo n’a pas hésité a faire assassiner 19 personnes de la famille de l’ancien président Robert Guei (y compris des enfants) après l’avoir accuse à tort d’être le chef de la rébellion en septembre 2002. Gbagbo devra répondre également de ce crime.
LES RECOMMANDATIONS DE L’ALLIANCE NOUVELLE VISION POUR RESOUDRE CE CRIME D’ETAT PERPETRE PAR LE REGIME DE GBAGBO ET OUVRIR LES VOIES D’UNE VRAIE TRANSITION DEMOCRATIQUE ASSAINIE
L’ANV considère que sans de très fortes pressions internationales, le régime de Laurent Gbagbo ne collaborera jamais a une enquête criminelle déjà très compromettante pour lui et qui va condamner des éléments importants de la Présidence, notamment la femme même de Laurent Gbagbo ainsi que lui-même. L’ANV invite donc a une mobilisation totale de tous, du peuple ivoirien, des medias nationaux et internationaux, de la communauté internationale pour obtenir la vérité et la justice. Seuls les complices et les auteurs de ce crimes refusent a Kieffer et a sa famille cette vérité et la justice.
L’ANV considère que la criminalisation de l’Etat qui a abouti a l’assassinat de Kieffer et de bien d’autres Ivoiriens par le régime de Laurent Gbagbo ne peut prendre fin qu’avec la fin de ce régime et exige la démission de Laurent Gbagbo. Sentant planer sur sa tête une véritable épée de Damoclès avec la persévérance des juges français, Laurent Gbagbo ne quittera jamais le pouvoir de gré et n’organisera jamais d’élections transparentes ni aujourd’ hui ni demain pour finir ensuite dans une cellule avec son épouse.
L’ANV salue le combat déterminé de la famille Kieffer pour la vérité et la justice et assure en particulier sa courageuse épouse Osange Kieffer de sa solidarité agissante.
L’ANV salue la détermination et le professionnalisme des juges français Patrick Ramael et Emmanuelle Ducos dans cette quête inlassable et transparente de la justice. Elle les assure qu’une fois au pouvoir, l’ANV accélérera la résolution de cette affaire en mettant sans délai a la disposition de la justice tout le clan Gbagbo implique dans ce crime d’Etat.
L’ANV invite les autorités judiciaires ivoiriennes a travailler a la manifestation de la vérité dans ce crime d’Etat, à faire preuve de courage, à servir le Peuple, à coopérer étroitement avec la justice française et a ne plus se laisser instrumentaliser par un régime criminel moribond, impopulaire, corrompu et en fin de course.
L’ANV salue l’engagement du président français Nicolas Sarkozy a faire lever tous les obstacles politiques crées par la présidence ivoirienne sur le chemin de la justice dans ce dossier précis. Elle l’invite a traduire en acte cet engagement le plus vite possible. En particulier, l’ANV invite le président français a saisir immédiatement le Conseil de sécurité de l’ONU de la question de l’impunité en Cote d’Ivoire pour les crimes commis par le duo infernal Laurent Gbagbo- Soro Guillaume, et en particulier a exiger du Conseil de sécurité qu’il se mobilise autour du crime du régime ivoirien contre le journaliste franco-canadien Guy-Andre Kieffer comme elle l’a fait pour le Premier ministre libanais Hariri.
L’ANV invite le Gouvernement canadien a exercer les plus fortes pressions dans la communauté internationale pour contraindre le régime de Laurent Gbagbo à coopérer avec la justice dans ce crime d’Etat contre un de ses ressortissants.
L’ANV invite également les Etats-Unis et la Grande Bretagne, grands pays démocratiques, à agir au sein de la communauté internationale et à faire pression sur le régime criminel de Laurent Gbagbo afin que la justice prévale dans les meilleurs délais.
L’ANV invite le Conseil de sécurité a saisir la Cour pénale internationale de tous les crimes commis en Cote d’ ivoire et en particulier de l’assassinat de Kieffer. L’ONU ne peut pas prétendre enquêter demain sur l’incident de l’ attaque de l’avion de Soro Guillaume qui a lui-même tellement massacré en toute impunité - allant même capturer des Ivoiriens pour les tuer par suffocation dans un conteneur exposé sous le soleil chaud de Korhogo - et refuser dans le même de se saisir d’un crime d’Etat comme celui concernant Kieffer et les crimes du criminel Soro. L’ONU ne peut pas enquêter quand les crimes sont commis par les bourreaux sanguinaires comme Soro et refuser la justice aux humbles qui se battent pour les valeurs universelles et sont assassines en toute impunité.
L’ANV invite la communauté internationale a réexaminer le processus de paix en Cote d’Ivoire a l’aune de la criminalisation de l’Etat et de l’implication personnelle et directe du président Laurent Gbagbo et du Premier ministre Soro Guillaume dans de nombreux crimes économiques et de sang commis ces dernières années et a se poser une question de bon sens : Laurent Gbagbo et Soro Guillaume ont-ils intérêt a ce que la paix s’installe dans le pays, une paix qui conduira naturellement les victimes à réclamer la justice face a leurs crimes, une justice qui pourrait conduire pour toute leur vie ces deux irresponsables en prison comme c’est le cas de Charles Taylor aujourd’hui ?
L’ANV considère qu’en raison de leur implication directe et personnelle dans de trop nombreux crimes, et pour s’ éviter le sort de Charles Taylor, Laurent Gbagbo et Soro Guillaume n’organiseront jamais des élections transparentes qui pourraient les éloigner rapidement du pouvoir et les rapprocher fatalement des cours de justice puis de la prison. C’est pourquoi depuis sept mois, les accords de Ouaga piétinent et n’aboutiront jamais.
L’ANV exige la communauté internationale qu’elle répète clairement que cette Transition est bien la dernière comme l’avait déjà dit le Conseil de sécurité et que si en mars 2008 il n’y a pas d’élection comme c’est plus que probable, l’attelage criminel Laurent Gbagbo-Soro Guillaume devra être mis a l’écart pour construire une transition saine avec des Ivoiriens compétents, intègres et non impliqués dans des crimes. L’ANV considère que les accords de Ouaga n’aboutiront jamais et constituent une véritable perte de temps pour la Cote d’Ivoire. Il faut sortir le plus tôt possible de cette mascarade.
L’ANV invite la communauté internationale à veiller à ce que, à l’image de Charles Taylor et Slobodan Milosevic ou encore des Khmers Rouge, que Laurent Gbagbo et Soro Guillaume, deux dangereux criminels, soient poursuivis le plus vite possible devant la justice pénale internationale pour leurs graves violations des droits humains. Seule cette démarche mettra fin à la criminalisation de l’Etat qui se poursuit en ce moment d’autant plus activement que ces deux individus sont à la tête de l’Etat et se soutiennent naturellement dans leurs efforts communs d’obstruction judiciaire face a la justice française pour l’affaire Kieffer et face à la justice internationale dont ils bloquent l’action en Cote d’Ivoire en refusant la compétence de la Cour pénale internationale.
L’ANV invite les autorités ivoiriennes a se montrer respectueuses de la liberté de la presse et à protéger les journalistes au lieu de les menacer constamment, de les intimider ou même de les assassiner comme ce fut le cas avec Kieffer.
L’ANV utilisera désormais tous les moyens a sa disposition pour rendre visible le cas Kieffer – notamment pendant l’hypothétique campagne présidentielle car les élections ne sont pas pour demain - qui a lui seul exprime tous les dysfonctionnement des institutions ivoiriennes : criminalisation de l’Etat, corruption, paralysie de la justice, impunité, mauvaise gouvernance, violation grave des droits humains, transgression de la démocratie. En ce sens, le combat pour Kieffer est un combat essentiel pour la démocratie. Si l’impunité continue de prévaloir dans ce crime d’Etat, alors chaque Ivoirien qui dénonce Laurent Gbagbo court a son tour le risque d’être torturé à la Présidence et exécuté comme Robert Guei ou de disparaître comme Kieffer dont le corps ne sera probablement jamais retrouvé car c’est une pièce à conviction trop compromettante pour le régime de Laurent Gbagbo. Mais la disparition du corps ne fait pas disparaître ce crime d’Etat. Et Laurent Gbagbo ne pourra pas faire campagne sans que ne lui soit rappelé le nom de Kieffer ou celui de Robert Guei qu’il a fait assassiner en toute impunité. L’ANV y veillera en temps opportun.
L’ANV invite les Chefs d’Etat africains à bloquer totalement la candidature à la tête de la BCEAO du ministre Bohoun Bouabre car son nom est cite parmi les commanditaires de l’assassinat de Kieffer. Il peut se retrouver demain avec un mandat d’arrêt international sur le dos. Il existe bien d’autres Ivoiriens compétents et intègres pour ce poste. C’est une question d’honneur et de crédibilité pour la BCEAO qui n’a pas besoin d’un criminel a sa tête.
Enfin, pour que plus jamais un tel crime odieux ne se reproduise et ne soit oublié dans notre pays, l’ANV baptisera du nom de Guy-Andre Kieffer un monument ou une rue en Cote d’Ivoire lorsqu’elle accédera au pouvoir.
Dr. Tiemoko Coulibaly President de l’Alliance Nouvelle Vision (ANV) Candidat a l’election presidentielle ivoirienne www.tiemoko2005.com E-mail : tiemoko@tiemoko2005.com
Washington DC, 3 septembre 2007
ASSASSINAT DE KIEFFER ORDONNÉ PAR LA PRÉSIDENCE IVOIRIENNE : LE PRÉSIDENT LAURENT GBAGBO EST-IL AUTEUR OU COMPLICE DE CE CRIME D’ÉTAT ?